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Ne pas bouder les plaisirs d’Ubud

Mercredi 13 juin – Nous sommes à Ubud, coup de coeur de nombreux voyageurs, rendu célèbre par le best-seller d’Elizabeth Gilbert, “Mange, prie, aime”. C’est ici que l’héroïne aime. Nous aussi ! Malgré une certaine effervescence, en partie liée à la création artistique, la ville garde une taille humaine. Il y fait bon sans y faire chaud et la mer ne nous manque pas.

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Nous profitons de l’occasion pour assister à un spectacle de danses traditionnelles. Le cadre du royal et les costumes sont magiques mais la troupe reste assez moyenne. Un orchestre de gamelans (sorte de gongs) et de gangsas (proches du xylophone) a pris place de part et d’autre de la scène. Nous apprécions la musique métallique, lente et répétitive qui a traversé les âges.

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Le lendemain, nous musardons au musée des Beaux-Arts local, le Puri Lukisan. Nous restons encore sous le charme d’un tableau de 2003, “Mencari belut”, qui signifie “chercher l’anguille”. I Gusti Agung Wiranata (peintre modestement proclamé “le grand roi Wiranata”) y a représenté les rizières balinaises à la tombée du jour. Trois personnages munis de lampes s’y penchent en quête de leur proie.

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Les rizières grouillent de vie, ce sont ces peintures qui nous l’ont appris, avec la visite également quelques jours plus tôt à Tabanan d’un autre musée sur le “subak”, le système d’irrigation balinais. Nous y avons découvert toutes sortes de pièges pour les différentes variétés de poissons.

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Ubud est le berceau de l’art moderne balinais. Des peintres européens succombèrent au charme de la ville et s’y établirent au siècle dernier, apportant des techniques et un regard nouveau. Les artistes abandonnèrent progressivement les thèmes habituels de la religion et de la cour royale pour se consacrer à la vie quotidienne. La peinture classique et les écoles modernes gardent en commun le sens du détail.

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En 1936, une coopérative d’artistes – Pita Maha- fut créée sous la houlette du prince d’Ubud, Anak Agung Gde Sobrat. Elle aboutit entre autres à la conception de ce très joli musée. Il suit l’architecture traditionnelle avec ses différents pavillons, son jardin exotique et ses bassins.

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Un autre jour, nous chaussons nos souliers de randonnée et trouvons au bout de notre rue, Jalan Kajeng, le départ d’une jolie boucle de six kilomètres dans les rizières.

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A quelques minutes du centre-ville, le dépaysement est total. Il n’est pas rare de trouver un autel au milieu des champs voire carrément un temple.

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Nous découvrons amusés de petites cabanes construites entre deux arbres dont les troncs deviennent des poutres naturelles.

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Un peu plus loin, des canards semblent réunis en assemblée, à l’écoute d’un orateur palmé qui leur fait face.

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Doucement le jour décline et les six kilomètres s’étirent encore et encore au-dessus des gorges de Wos Timur.

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On comprend que le cadre inspire les artistes.

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Un vieux monsieur semble surveiller des canards depuis un muret. Il accepte qu’Antoine le photographie.

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Ce que nous croyons être une promenade de santé se prolonge au-delà de nos attentes. Nous terminons la boucle par une marche sur la route peu éclairée depuis Sangiggan. Un conseil : n’attendez pas 16h comme nous pour effectuer ce joli tour, vous risqueriez de rentrer dans le noir 3 heures plus tard.

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Le lendemain, nos jambes se dérobent et c’est en moto que nous rejoignons la réserve “Monkey Forest”. Comme son nom l’indique, c’est un repaire arboré pour les macaques.

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L’expression “ce n’est pas au vieux singe qu’on apprend à faire la grimace” prend ici tout son sens !

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Outre les primates et les spécimens d’arbres tropicaux, la réserve comporte trois temples sacrés.

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Pour finir, nous nous offrons un soin du corps dans un institut au milieu des rizières, parce que nous l’avons bien mérité !

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Chacun sur notre table de massage, la tête enfouie dans un trou d’où nous pouvons respirer les vapeurs d’une tisane placée en-dessous, nous nous laissons masser de la tête aux pieds pendant une heure puis gommer jusqu’à disparaître.

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Un bain de fleurs parfumé nous ranime en douceur alors que nous sirotons un thé sucré à la canne. A faire absolument au “çantika spa 2” pour la modique somme de 225 000 roupiahs soit moins de 20 euros, si, si…

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