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En vacances à Phnom Penh

Lundi 14 mai – Après deux semaines de rencontres avec les enfants, Destiny Rescue nous accorde ainsi qu’à toute son équipe une semaine entière de congé à l’occasion de l’anniversaire du roi. Les dimanche 13, lundi 14 et mardi 15 sont fériés dans tout le pays. Nous en profitons pour faire un peu de tourisme dans la capitale et commençons logiquement par vous parler du Royal.

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Son architecture nous rappelle le Wat Phra Kaeo de en plus aérée. Il date de 1913. Ci-dessus, vous pouvez admirer la salle du Trône. L’une des flèches du toit, au centre, présente un Bouddha à quatre visages (comme au Bayon d’).

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A côté dans une petite galerie, nous découvrons un costume traditionnel avec une couleur différente pour chaque jour, du dimanche à gauche au samedi à droite.

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Au sud de l’enceinte du palais se dresse la Pagode d’Argent. Elle est réellement pavée d’argent. Nous apprécions sa cour et ses sculptures botaniques.

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La visite se termine par la reconstitution de l’habitat traditionnel juché sur pilotis.

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Nous retrouvons aussi à deux couples de cyclistes rencontrés sur la route. David et Gaëlle voyagent en tandem, Pierre et Julie couchés sur leurs vélos ! Après un dîner dans un petit boui-boui proposant de la cuisine française, ils nous accompagnent le jour suivant au Musée National, un très beau bâtiment de grès rouge construit par les Français mais dans le respect de la tradition khmère. Un petit bijou abritant de superbes sculptures, beaucoup venant d’Angkor.

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Nous terminons sur une note historique effroyable en nous rendant à Tuol Sleng, un ancien lycée converti en prison de 1975 à 1979 sous le régime des Khmers Rouges.

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Des centaines de personnes y ont été torturées. Nous avons du mal à comprendre. Nous lisons et relisons notre guide mais cela dépasse l’entendement. En 1975, les Khmers Rouges “libèrent” le pays du régime autoritaire de Lon Nol. Le 17 avril, sous prétexte de menace de bombardements américains, ils vident la ville de Phnom Penh de TOUS ses habitants. Les citadins de tout le pays sont redirigés dans les campagnes pour la culture des champs. Toute contestation ou critique, tout soupçon de trahison sont punis de mort. Les lieux religieux sont détruits, les livres sont brûlés, les médecins et intellectuels assassinés. Les Khmers Rouges n’hésitent pas à condamner des familles entières. La devise est : “mieux vaut tuer des innocents que risquer de garder un ennemi vivant.”

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On estime à 2 millions le nombre de personnes ayant péri dans ce génocide. A Tuol Sleng, les gardiens et tortionnaires n’étaient que des enfants. Ils avaient ordre de tuer ou d’être tués. Souvent enrôlés de force, les Khmers Rouges n’avaient pas la vie plus facile que celle de leurs victimes, juste un peu plus de riz. Le traumatisme est considérable. Il n’y a qu’à voir le nombre de patients dans les services psychiatriques et écouter les enfants qui ont peur des “fantômes”, ces esprits venus du passé qui ne cessent pas de souffrir.

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