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Bali, de Kuta à Uluwatu

Dimanche 3 juin – Nous avons fait nos adieux à . Rhonda, notre colocataire et bonne fée, nous avait préparé un dîner local pour notre dernier soir, un festin autour d’un plat de poisson appelé “amok”. Cuit à la vapeur dans une feuille de bananier, avec du lait de coco et du piment juste ce qu’il faut, il a comblé nos papilles.

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Nous transitons par l’aéroport de Kuala Lumpur en Malaisie avant de rejoindre l’île indonésienne de Bali, ultime étape de notre voyage planétaire. Mesurez l’enjeu. Au départ nous pensions d’abord visiter le Vietnâm. Au vu de nos finances et du temps imparti, nous avons dû faire un choix. Nous avons opté pour Bali et ses plages, dans l’idée de nous prélasser sérieusement avant de vous revenir frais et dispos. Nous atterrissons en soirée à quelques mètres de l’Océan Indien. La très animée Kuta est toute proche.

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Nous y trouvons un petit hôtel pas trop cher avec une jolie piscine bordée de frangipaniers et de sculptures de pierre.

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Nous savourons notre premier repas dans un restaurant grec comme un retour aux sources du voyage. Ce sont ces autres îles européennes qui nous ont donné le goût de partir plus loin et plus longtemps.

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Kuta est réputée pour sa longue plage de sable fin très fréquentée à l’heure du soleil couchant. Elle se prête aussi bien à la baignade qu’au surf. Nous n’essayons ni l’un ni l’autre mais restons assis longtemps à la contempler, amusés par l’effervescence ambiante.

Après deux jours de repos, nous décidons de louer un scooter et de partir dix jours à la découverte de l’île. Alors que nous sommes en train de conclure l’affaire dans la rue, un passant francophone se mêle à la conversation et nous donne quelques bons conseils. Il parle aussi très bien indonésien. Nous ne tardons pas à apprendre que son petit accent est québécois. Lorsque nous lui disons que nous souhaitons nous rendre le jour suivant à Uluwatu dans le sud, il propose de nous accompagner car il a lui-même l’intention d’y passer la journée. Nous sommes enthousiastes, nous n’avons pas souvent l’occasion de rencontrer des personnes aussi spontanées. Le courant passe avec cet homme qui porte de très longs cheveux gris. Il nous apprend que pour circuler légalement en deux-roues à Bali, il faut un permis local qui s’obtient auprès de la police de Denpasar, la capitale. Clément connaît et le lieu et la procédure, cela nous prendra moins d’une heure et nous évitera une amende exorbitante en cas de contrôle.

Mercredi 6 juin, nous voici donc tous les trois dans le trafic balinais. Nous roulons à gauche (il faut oublier les habitudes reprises à Phnom Penh) et suivons facilement Clément dont la silhouette se prolonge par le manche d’une guitare qu’il porte dans le dos. En attendant que le précieux sésame nous soit délivré, nous faisons plus ample connaissance sur les bancs de la police. Clément est donc auteur, compositeur et interprète, un chanteur quoi. Il tourne suffisamment pour voyager à sa guise le reste du temps, sans pour autant attirer ni caméra ni horde de fans. La belle vie !

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Une fois les permis obtenus, nous reprenons la route du sud. Clément nous réserve une surprise. Il nous conduit entre les chantiers de futurs hôtels à Nusa Dua jusqu’à une plage préservée. Mais pour combien de temps encore ? Le ressac s’apparente à un tic-tac.

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Là, de modestes cabanes s’alignent face à la mer. Leurs habitants récoltent les algues. Ils les font sécher devant chez eux avant de les vendre, principalement au Japon.

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Nous sommes ravis par leur parfum salé et l’éventail de bleus et de verts qu’elles étalent sous nos yeux.

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Nous longeons la plage jusqu’à son extrêmité sud. Assis à l’ombre d’un rocher, nous attendons que la marée baisse et mette à jour de petites grottes où Clément aime à se retrouver pour écrire. Il sort la guitare de son étui, un harmonica et entonne un titre approprié : “Partir pour partir”. Nous apprécions le clin d’oeil et nous sentons très privilégiés d’écouter un concert privé dans ce cadre.

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Après une seconde chanson, la mer s’est suffisamment retirée pour que nous puissions découvrir cette autre partie de la plage entre sable et roches. C’est si beau qu’on ne sait pas quoi dire à part “merci”. Nous enfourchons nos montures encore plus légers (nous avons laissé nos gros sacs-à-dos à Kuta) et filons vers Uluwatu, paradis des surfeurs au pied des falaises.

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Nous les admirons depuis la terrasse d’un café où des photographes très équipés suivent leurs efforts au téléobjectif.

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Nous déjeunons sur place, discutant de tout et de rien, de nous, de la culture balinaise, de voyages, de musique et de littérature. Une fois restaurés, nous nous séparons. Clément retourne sur sa plage tandis que nous cherchons un hébergement à Uluwatu. Nous pouvons dire que nous sommes enchantés d’avoir partagé ensemble cette journée. Nous espérons le revoir en Europe ou ailleurs, qui sait ?

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Plus tard, nous descendons au pied de la falaise. La mer poursuit sa retraite vers le large et laisse apparaître une flore abondante.

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Dans le soleil couchant, les rochers dessinent des paysages surréalistes.

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Les surfeurs sont toujours là, profitant du spot légendaire jusqu’au bout de leurs forces et du jour.

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Au sud-ouest de la péninsule de Bukit, Uluwatu comprend également un temple hindou dédié aux esprits de la mer, le Pura Luhur. Les singes y règnent en maîtres.

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Ce temple directionnel n’appartient à aucune communauté, il est la propriété de l’île entière. Seuls les fidèles peuvent pénétrer dans le sanctuaire intérieur perché à l’extrêmité de la falaise.

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A la tombée du jour, le lieu est encore plus spectaculaire.

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