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Hakuna matata

Jeudi 5 avril – Nous voici à Unawatuna. Ca rimait bien avec la phrase magique du Roi Lion : « pas de souci » ! On a trouvé une guesthouse super pas chère dans cette station balnéaire côtée, on est content. Notre chambre en rez-de-chaussée donne sur le jardin. C’est là que la famille fait sécher son linge. C’est aussi là que les grandes soeurs font faire la sieste aux petits et que l’on range le scooter le moment venu.

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Oui, on a loué un scooter pendant deux jours. Quel bonheur cette liberté de mouvement !

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Nous sommes toujours sur la côte sud et nous y resterons jusqu’au départ pour la Thaïlande. Nous sommes toujours en bord de mer mais ici la plage n’est pas très agréable pour la baignade. On s’y jette pour se rafraîchir mais pas plus. Trop de vagues pleines de sables, quelle idée ! On préfère la regarder depuis la colline, à la recherche de la “jungle beach” vantée dans notre guide.

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On finit par l’approcher à la tombée de la nuit, bien trop tard. Tant pis. On n’a pas trouvé non plus la pagode japonaise… On est passé devant sans la voir ! Heureusement on a persévéré le lendemain et on a trouvé le temple financé par des Japonais (pas du tout une pagode).

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Ce jour-là, en plus, c’était fête. Il y avait du monde autour de la coupole dorée, et même si on a cru ne jamais l’atteindre avec notre scooter, à force de virages et de kilomètres déroulés, ça valait le coup.

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Y a d’autres trucs comme ça, ils sont marqués dans ton guide. Tu as l’impression que si tu n’y vas pas ou que si tu le fais pas, t’es vraiment un mauvais voyageur et puis en fait tu le trouves jamais ou tu es déçu. C’est nul.

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Autre exemple : la couverture du Lonely Planet : des pêcheurs à la ligne perchés sur des piquets de bois. Les piquets de bois pas de problèmes, on les a vus. Mais les pêcheurs, on en a trouvé qu’un à Ahangama, et il nous a demandé de l’argent en échange de son image. Ensuite on nous a fait comprendre qu’on pouvait avoir autant de pêcheurs qu’on voulait si on mettait la main à la poche. On comprend mais avouez que ça perd de son charme. On s’attendait tellement à les surprendre en pleine activité, c’est quelque chose qu’on espérait depuis que nous avions eu le guide entre les mains.

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Depuis aussi que nous avions vu les superbes photos de Steve McCurry. Il paraît que ces bouts de bâtons plantés au bord de l’eau pour attraper les petits poissons, eh bien ils n’ont pas bougé d’un poil pendant le tsunami ! Ils se transmettent de père en fils. C’est pas très confortable on dirait.

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Avec notre scooter, on a aussi roulé jusqu’au lac de Kogalla. Il abrite neuf îles, habitées par quatre familles. Certaines exploitent la cannelle. Nous voilà partis en pirogue pour en avoir le coeur net.

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Départ depuis un jardin aux épices aux parterres soignés.

Nous sommes attendus par un monsieur sympathique qui nous montre en effet comment débarrasser une branche de cannelle de son écorce trop verte pour accéder à la partie inférieure et la découper avant de la faire sécher au soleil.

DSCF0510-resizedVoilà, c’est tout, vous avez votre bâton de cannelle !

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Trois outils suffisent. Après si on veut de la poudre, y a qu’à trouver un mortier. Pour l’huile, il doit sans doute presser la partie verte supérieure. On achète un petit flacon, contre les moustiques et les maux de tête.

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Il fait vraiment chaud sur le lac mais un peu plus loin, Bouddha nous attend sur une autre île avec son sourire… euh… rafraîchissant ?

C’est malgré tout très agréable de se laisser glisser sur l’eau du lac.

Nous retrouvons notre destrier à moteur après deux petites heures et nous arrêtons dans un village que nous avons traversé avant d’arriver. On peut y visiter une fabrique de batiks, un procédé d’impression sur tissu qui date du XIVe siècle !

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Tout se fait à la main. On dessine un motif sur un tissu, puis on recouvre les parties qui ne doivent pas êtres colorées par de la cire, avant de le plonger dans la teinture. On laisse sécher. Ensuite on ôte la cire et on recommence selon le nombre de couleurs voulues.

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Ca sent fort la teinture, utilisée à l’extérieur.

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L’intérieur de l’atelier est un joyeux capharnaüm.

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On peut commander son propre dessin, pour un vêtement (sari ou sarong, sa version masculine), une nappe ou un tissu mural.

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Les enfants ne travaillent pas mais restent près de leurs mamans. Il n’y a que des femmes pour ce travail de patience. Elles passent parfois plusieurs semaines sur une même pièce. On a bien vu la nappe de nos rêves mais elle équivalait à quelques semaines de voyage encore. On a fait notre choix !

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