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Tea time à Nuwara Eliya

Vendredi 16 mars – Nous sommes tombés sous le charme du Hill View, une maison de famille très bien tenue où nous avons négocié la demi-pension. La propriétaire est une excellente cuisinière et son neveu est aux petits soins pour nous. Nous prenons notre petit-déjeuner sur le balcon.

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Il fait bon à Nuwara Eliya. A 1900 m d’altitude, on ne souffre pas de la chaleur.

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La ville est un lieu de villégiature très apprécié des Sri Lankais qui sont arrivés en nombre pour y passer le week-end. Très peu pourtant se rendent au Golf Club qui n’aurait pas changé depuis sa création en 1889. On croit notre guide sur parole.

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Beaucoup de fruits et légumes ont l’air de transiter par ici. Les camions chargent d’énormes bouquets de choux.

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Sur le terrain de sport, des jeunes se sont rassemblés pour jouer sur une musique dance très forte. Ils forment un cercle et se passent des coussins de mains en mains. Lorsque la musique s’arrête, ceux qui tiennent les coussins entre leurs doigts sont éliminés. Un hydravion survole la foule pour se poser un peu plus loin sur le lac Gregori.

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Mais nous, ce qui nous a attiré ici, ce sont les plantations de thé. Alors on ne perd pas de temps pour aller visiter celle de LaBookellie. Le thé se récolte toute l’année, tous les 8 à 15 jours.

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Tout part de ces trois petites feuilles cueillies directement sur les arbustes de thé, deux feuilles et un bourgeon très exactement, qui font la qualité du thé.

Elles sont ensuite déposées sur de grands tapis où une soufflerie très puissantes permet de les sécher. Leurs poids est alors réduit de moitié.

L’usine abrite également dans la salle de séchage les décorations de Noël, empaquetées dans du plastique ! Les rennes semblent repousser les murs, c’est surprenant.

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Après avoir été roulées, fermentées et de nouveau séchées, les feuilles de thé sont emballées et vendues aux enchères à Colombo. Rachetées par Lipton, Tetley, Mariage Frères ou autres, elles sont ensuite mélangées ou non à d’autres saveurs et conditionnées.

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Nous dégustons donc une tasse de thé pur Ceylan à la sortie de l’usine. Pour info, le thé bon marché que l’on boit habituellement dans les cafés et restaurants est issu de poussière résiduelle…

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On est un peu déçus par la rapidité de la visite et la simplicité de la fabrication. On s’attendait à quelque chose de moins archaïque.

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Cueillette, séchage, roulage, fermentation, déshydratation, triage, dégustation, conditionnement… C’est tout ? Le bourgeon terminal fait le thé de première qualité ou BOPF pour flowery orange pekoe. La première feuille est appelée orange pekoe et les feuilles du bas (souchong) donnent un thé de moins bonne qualité.

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On décide de ne pas en rester là et de visiter une autre manufacture deux jours plus tard. Un chauffeur de tuk-tuk nous conduit sur les terres de San Pedro…

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Avant de visiter l’usine, on se promène dans les plantations. On les doit aux Anglais qui introduisirent la plante au Sri Lanka, après avoir d’abord couvert les collines sri-lankaises de caféiers. Le contexte économique et l’apparition d’une maladie les poussa à renoncer au café au profit du thé. Les arbustes ne commencent à produire qu’après cinq ans et le travail du planteur consiste à limiter leur taille à 1,50 m.

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Les terres sont parfois très pentues. Le travail de la cueillette est réservé aux femmes. Les hommes présents sont soit des contre-maîtres, soit chargés de l’entretien des plantations (ils brûlent les mauvaises herbes, dégagent les rares allées….). On se demande si ce sexisme est dû à la nature de la tâche ou au fait que des hommes et des femmes ne doivent pas se côtoyer de trop près…

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Avec leurs serpes ou simplement leurs doigts habiles, les femmes cueillent les nouvelles pousses, en veillant à ne conserver que les trois plus extrêmes. Elles fixent leurs sacs dans le dos en les retenant par un lien qu’elles portent sur la tête.

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Elles sont si rapides que nous avons du mal à les photographier.

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Les chemins ne sont pas nombreux, il faut vraiment entrer dans les buissons pour exécuter ce travail.

Quand leurs sacs sont pleins à l’heure du déjeuner ou avant la débauche à 17 heures, elles les vident dans des paniers et se dirigent vers la pesée.

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Elles se servent d’une baguette de bambou posée sur l’arbuste pour prélever tout ce qui dépasse.

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La fabrique se dresse au milieu des plantations et des habitations.

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Pour la pesée, elles s’alignent les unes derrières les autres avec leurs paniers et leurs petits carnets, comme à l’école.

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Là encore les outils sont très rudimentaires, pas de balance numérique mais un bon vieux crochet porté à bout de bras sur un bâton.

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Le contre-maître note alors sur le carnet de l’ouvrière le poids de feuilles qu’elle a ramassées. Il s’agit en moyenne de 20 kg par jour.

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Elles seraient rémunérées en moyenne 400 roupies (2,37€) par jour, le prix d’un paquet de cigarettes local.

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Ce sont des travailleuses moins épanouies que celles que nous avons croisées dans le train de Negombo à Colombo. Pourtant elles nous sourient, timidement d’abord, puis plus franchement.

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Nous quittons la plantation par un chemin qui nous conduit derrière des habitations. Plusieurs femmes sont réunies pour une grande vaisselle au bord du ruisseau.

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Il est temps pour nous de prendre un bus local jusqu’à Hakgala. Nous avons encore l’après-midi devant nous pour visiter ses jardins botaniques.

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Nous en avons vus de bien plus beaux déjà mais la sieste sous les arbres reste agréable. Une théière géante semble posée là. Où sont les biscuits ?

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