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Pushkar

Samedi 25 février – A une demi-heure en bus d’Ajmer, Pushkar nous promet une paisible escale autour de son lac sacré, là où le dieu Brahma aurait laissé tomber une fleur de lotus. Créateur de l’univers et époux de Saraswati, déesse de la Connaissance, Brahma est souvent représenté avec quatre têtes. Pushkar abrite l’un des rares temples qui lui soient dédiés dans le monde et reste à ce titre un haut lieu de pèlerinage pour les Hindous. La légende raconte que Saraswati, contrariée par un autre mariage de Brahma, fit le voeu qu’il ne puisse être vénéré nulle part ailleurs.

Pas moins de 52 ghats enserrent le lac et permettent aux pèlerins de se baigner dans l’eau sacrée. Une partie des cendres de Gandhi y fut même dispersée. Dans ce lieu de culte à ciel ouvert, il faut se déchausser. Malheureusement les fientes de pigeons limitent notre promenade au bord de l’eau !

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Nous traversons le Sadar Bazar avec ses couleurs prêtes pour la fête de Holi, l’une des plus exubérantes de l’Inde du Nord. Les Hindous célèbrent ainsi l’arrivée du printemps en jetant de l’eau et de la poudre colorée sur tous les passants. Elle a lieu les 7 et 8 mars cette année.

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Bientôt les jeunes garçons que nous croisons dans les rues étroites de Pushkar se muniront de pistolets et tacherons irrémédiablement leurs victimes.

Nous ne savons pas encore où nous serons pour cette fête mais nous savons qu’elle est particulièrement suivie et déchaînée à Varanasi, où cela peut s’avérer désagréable pour les touristes pris en chasse et surtout pour les femmes. Les Indiens boivent beaucoup ces jours-là et se lâchent complètement.

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Tout ça nous paraît bien loin depuis la terrasse de notre hôtel. C’est le plus charmant des hôtels dans lesquels nous avons posé nos sacs-à-dos poussiéreux. Il s’appelle l’Everest, et s’il ne culmine pas dans l’Himalaya, il offre un joli panorama sur les toits et collines alentour.

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On y aperçoit également des singes agiles et inoffensifs rêvant devant le coucher de soleil.

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Le lendemain, nous rejoignons justement dans les hauteurs le temple de Pap Mochani également appelé Gayatri Temple.

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Un comité d’accueil nous y attend, avec les sempiternels “hello!” et “which country are you from?”. Ils pointent fièrement du doigt la toute nouvelle gare de Pushkar dans laquelle un train est justement à l’arrêt.

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La vue nous récompense de notre ascension sous le soleil brûlant.

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Le lac sacrée a l’air plus grand vu d’ici.

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On s’aperçoit également que le désert n’est pas si loin. Il se tient d’ailleurs chaque année une foire aux chameaux dans la ville qui réunit quelques 200 000 personnes et 50 000 bêtes à bosse.

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Sans compter les buffles déjà sur place !

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De retour dans la plaine, nous poursuivons à pied notre découverte de Pushkar.

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C’est en flânant que nous sommes attirés par le Old Rangji Temple qui nous est interdit, même sans nos chaussures. Nous envions le sadhu qui entre, jusqu’à un certain point seulement, car il a renoncé à toute possession matérielle pour se consacrer à la quête spirituelle.

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Nous pouvons néanmoins admirer le temple depuis la terrasse d’un autre hôtel où nous nous arrêtons déjeuner.

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Après quoi, il est temps de prendre des nouvelles de la France. On peine un peu à trouver mais finalement un téléphone improbable nous permet de joindre Madeleine à Limoges depuis la rue, devant ce Monsieur et son échoppe qui vend de tout et de rien. Nous avons de la chance car ce n’est pas la rue la plus bruyante et nous évitons le concert de klaxons habituel.

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Le jour suivant, nous partons à Bundi en bus. L’attente au terminal est assez plaisante. On se croirait en plein marché.

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Quelques chauffeurs de taxis nous proposent de nous associer à d’autres touristes pour faire le trajet moyennant plus de dix fois le prix du bus. On refuse gentiment plusieurs fois.

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On veille aussi à ce que les vaches ne viennent pas baver trop près de nos sacs.

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Le guichet refuse de nous vendre des billets, prétextant qu’on peut les régler directement à bord du bus. C’est tout à fait vrai mais ce qu’il ne nous dit pas, c’est qu’il en vend, avec des numéros de sièges attribués, aux locaux. Quand le contrôleur vient nous chercher pour monter à bord du bus, il n’y a plus de place, elles ont toutes été vendues ! Il nous propose de monter sur le toit, rien qu’une demi-heure jusqu’à Ajmer où la plupart des passagers vont descendre. Nous n’avons pas tellement d’autres choix, c’est le seul bus pour Bundi.

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Nous nous hissons donc à l’arrière du bus ainsi qu’une Américaine, avec nos sacs-à-dos. Finalement c’est ça le plus dur car il fait bien 3,50 m. Une fois là-haut, c’est assez plaisant sous le soleil et la vitesse est limitée pour ce genre d’engin.

Il ne dépasse jamais les 60 km/h, d’autant que nous traversons le Mont du Serpent et que les lacets de la route ne permettent pas d’excès.

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Cette expérience nous a un peu ébouriffés comme vous le voyez !

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