Suivez nous sur Twitter

Faut liker sur Facebook

Ajmer

Vendredi 24 février – Nous arrivons à Ajmer pour le déjeuner. Antoine ne résiste pas une fois de plus à l’appel du thali. Au Rajasthan, il est particulièrement épicé, mais demeure toujours un must au déjeuner.

DSCF6510-resized

Le ventre plein, nous descendons Prithviraj Marg jusqu’au Nasiyan Temple ou Temple Rouge des Jaïns. Leur religion est bien antérieure au sikhisme (XVe siècle) puisqu’elle date du VIe avant Jésus-Christ. Elle prône la purification de l’âme par le jeûne ou la méditation et son fondement est l’ahimsa, ou non-violence, en pensée comme en acte envers toute créature vivante. Certains Jaïns portent ainsi un morceau de tissu devant leur bouche pour éviter d’inhaler des insectes et balaient devant eux pour n’écraser aucune créature vivante.

P1050947-resized

Si l’extérieur du temple est rouge, l’une de ses salles intérieures est recouverte d’or.

P1050940-resized

Une maquette lumineuse et gigantesque représente l’ancien monde tel que les Jaïns l’imaginent, avec ses 13 continents et océans, la ville d’or d’Ajodhya et des bâteaux célestes en forme de cygnes, d’éléphants ou de paons.

P1050945-resized

Cette vision onirique nous ramène en enfance. Mais ce qui fait la renommée d’Ajmer, ce sont plutôt ses racines musulmanes et mogholes. L’empereur Akbar, descendant éclairé des souverains afghans, y fit construire un pour surveiller les chefs locaux en 1570. Cet ancien lieu de villégiature est aujourd’hui un musée gouvernemental qui contient d’intéressantes sculptures.

DSCF6529-resized

Le dargah (tombeau) du saint soufi Khwaja Muin-ud-Din Chishti est l’un des lieux de pèlerinage musulman les plus visités en Inde. Il y a vraiment foule pour y accéder et la rue qui mène à lui est un bazar où des dizaines d’infirmes n’hésitent pas à ramper par terre pour faire l’aumône. On se presse devant les marches de la mosquée, on se bouscule, c’est assez infernal. Finalement Sandrine visitera seule et au pas de course cet autre bazar religieux tandis qu’Antoine restera à la porte avec son sac-à-dos interdit.

DSCF6561-resized

Nous trouvons beaucoup plus apaisantes et authentiques les ruines de la mosquée Adhai-Din-Ka-Jhonpra à quelques pas de là.

P1050966-resized

Ces arcades ocres finement sculptées n’en restent pas moins monumentales.

DSCF6566-resized

Baignée par les rayons du soleil, l’ancienne mosquée est devenue un lieu idéal pour se faire tirer le portrait !

DSCF6573-resized

Ce que nous retiendrons d’Ajmer, c’est l’agitation permanente de ses rues et la multitude de ses commerces.

DSCF6576-resized

Les chèvres aussi vont chez le coiffeur.

DSCF6580-resized

Quant aux étals de pâtisseries, il n’y a qu’à faire son choix. Avec une très grosse base de lait et de sucre, un seul suffit.

DSCF6571-resized

Si on ne trouve pas de papier toilette à Ajmer (le seau d’eau compense), et cela n’a pas de rapport, on y trouve de la viande en abondance. Ci-dessus de jolis pieds de moutons à mitonner. Hmm !

DSCF6583-resized

Et là des volailles, version avant et après le couteau…

P1050949-resized

Plus loin nous sommes amusés par un bureau de dactylos très affairés par leurs correspondances.

DSCF6585-resized

Les chauffeurs de richshaws prennent une vache en sandwich…

P1050964-resized

Il suffit de lever un peu le nez en l’air pour oublier ce chaos et retrouver la symétrie et la délicatesse d’un haveli (maison ouverte sur une cour intérieure) avec ses jharokhas (balcons typiques du Rajasthan) et ses jali, les fameux panneaux de bois ajourés qui permettent de voir sans être vu.

DSCF6594-resized

De retour à l’hôtel, nous sommes impressionnés par la trouvaille du gérant pour bloquer les appels sortants : un cadenas sur le clavier, tout simplement !

DSCF6595-resized

Nous avons bien mérité une nuit de sommeil…

No tags for this post.