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Wet Queensland

Lundi 23 janvier – Nous arrivons à Gold Coast, une immense agglomération qui s’enorgueillit d’avoir 300 jours de soleil par an. Encore une fois nous n’allons pas en profiter des masses. D’autant que nous sommes maintenant dans le Queensland. Nous apprenons à nos dépens qu’il n’y a que deux saisons dans l’état : dry or wet, sèche ou humide. Bien sûr, nous sommes dans la saison humide. Surfers Paradise est l’une des localités de Gold Coast.

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Les buildings à l’horizon, c’est Surfers. Le soir nous sommes invités à dîner chez Austin à Labrador. C’est encore un ancien de la promo nantaise d’Antoine. Il a vécu sept ans à Guérande ! Il héberge en ce moment un autre acolyte que nous avons déjà retrouvé à Melbourne puis à Newcastle, Ralph. Austin nous a mitonné un bon petit plat et son accueil est très chaleureux. Lui et son amie Colleen reviennent justement d’un séjour en France. On en profite pour faire une petite lessive et prendre une douche CHAUDE ! Nous dormons sur le parking de la résidence et nous régalons de crêpes avant de repartir… sous la pluie.

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Ah oui, on a oublié de vous dire : on a dégommé l’aération zénithale du van à Surfers Paradise, en voulant nous garer dans un parking dont la hauteur était limitée à 2,30 m, alors qu’on en fait 2,80 m. C’est une barre en métal suspendue sacrément lourde qui s’est décrochée d’un côté lorsque nous nous sommes avancés. En fait, sans cette barre on passait sans problème. Donc maintenant, on prend un peu l’eau malgré notre petit bricolage à base de scotch. Nous allons donc nous arrêter à Brisbane où notre loueur a une antenne. Brisbane… sa pluie battante… notre deuxième oubli des feux de croisement… Pour remettre la batterie à flots, Antoine a imaginé un nouveau stratagème. Nous avons en fait une seconde batterie pour le frigo qui prend le relais quand nous sommes à l’arrêt. Cette fois, nous avons juste à trouver des pince-croco. Easy. Nous réussissons à changer de van dans la foulée et dormons sur le parking de Travellers Autobarn. Ca ressemble fort à un garage mais nous sommes abrités sous une bâche, connectés à internet, raccordés à l’électricité, et nous avons des toilettes, de garage bien sûr.

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Le lendemain, nous nous arrêtons à Noosa. Nous profitons d’une éclaircie pour suivre le traditionnel chemin de bord de mer.

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Il traverse une jolie forêt humide.

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Nous nous faisons doubler par des surfeurs courant pieds nus avec leurs planches, impatients de se (re)jeter à l’eau.

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On admire leur style, leurs tatouages, leur chevelure et leur équipement. Comme à Brisbane, on a le sentiment que ce serait super de rester ici quelques jours s’il faisait beau. Nous poursuivons jusqu’à Rainbow Beach, porte d’entrée pour une excursion en 4×4 sur l’île de Fraser Island. A 300 dollars pour deux, on y renonce toute de suite.

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Par contre l’office de tourisme nous apprend que l’on peut camper sur la plage à 11 km, sur la péninsule d’Inskip. Il suffit de s’enregistrer à l’entrée du parc national dont elle fait partie. Pour seulement 5,30 dollars par personne, nous accédons à un petit coin fort sympathique sous les arbres, face à une mer calme et avec vue sur Fraser Island. Et il fait beau ! Les 4×4 sont autorisés sur la plage, il faut donc être un peu prudent. Le soir, nous ferons 22 km pour prendre une douche à la plage principale. Et au retour, nous croiserons trois Dingos noirs et un roux, ces chiens errants si redoutés. Nous avons lu partout des avertissements les concernant : “Keep eye contact, do not run…”. Heureusement qu’on n’est pas à pieds !

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Toutes les bonnes choses ont une fin, la pluie retombe de nouveau au matin.

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Nous reprenons la route, dépités, jusqu’à Bundaberg. Nous dormons sur le site 121 baptisé “Nature Park”. Tu m’étonnes ! La nuit, c’est un festival de croassements, on a l’impression que toutes les créatures amphibies se sont données rendez-vous à notre porte et jouent des claquettes. Le vent souffle, c’est le pompon.

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Ca nous arrange bien pour notre blog. On est tellement en retard. Ca fera moins de choses à raconter. On prend de moins en moins de photos. La Bruce Highway qui longe la côte devient de plus en plus mauvaise. Il y a des trous partout jusqu’à Marlborough, et des gros. Nous comptons quatre voitures arrêtées sur la bande d’arrêt d’urgence pour changer des pneus crevés sur une distance de moins de 30 km. Il y a aussi beaucoup de croix blanches fleuries pour les morts de la route. On lit en effet beaucoup de panneaux “Survive this drive” et certains racontent des blagues ou des devinettes pour éviter aux conducteurs de s’endormir. C’est que la route est droite jusqu’à Cairns et qu’il y a de moins en moins de villes à traverser. La chaleur est de plus en plus pénible.

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On croit avoir trouver un super spot pour le barbecue à McKay mais ce sont les moustiques qui se sont régalés plus que nous.

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Jusqu’à Airlie Beach, la route est bordée de champs de cannes à sucre.

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Le climat est de plus en plus tropical. Il n’y a qu’en roulant que nous arrivons à avoir un peu d’air !

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La température ne semble pas baisser d’un degré la nuit. On échappe de peu à l’amende pour camping sauvage et nous recevons un avertissement de la police ! Un petit carton rouge…

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Le lendemain, nous dormons à Saunders Beach au camp n°40. On dirait que l’endroit est recherché par les campeurs de notre espèce !

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Ce n’est qu’une étape car la plage est infestée de crocodiles et de méduses.

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On se couche rapidement sous la moustiquaire après des assauts répétés et perdus d’avance.

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Nous ne perdons pas de temps et n’avons plus qu’une idée en tête : rejoindre Cairns au plus vite.

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Les champs de cannes à sucre se succèdent, bordés par leurs voies de chemins de fer réservées pour la récolte.

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On aperçoit les cages dans lesquelles elles vont voyager.

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Les plantations de bananes s’immiscent bientôt, égayées par des poches de couleur qui protègent les régimes.

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Les rails enjambent les cours d’eau.

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Mardi 31 janvier, nous atteignons enfin Cairns et trouvons une auberge de jeunesse qui nous permet de garer le van dans une cour privée et de profiter des “facilités” : douche ! cuisine ! piscine ! Il fait toujours aussi chaud et humide. On est finalement contents d’en avoir bientôt fini avec l’Australie que nous imaginions moins policée et pour laquelle nous n’avons finalement pas assez d’argent pour profiter des excursions sur la barrière de corail. Vivre en Australie et y voyager est très différent bien sûr. Il nous reste maintenant six jours pour nous préparer à l’Inde. A bientôt à Delhi ?

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