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Wellington, capitale d’Aotearoa

Dimanche 4 décembre – Les Maoris ont plusieurs mots pour désigner la Nouvelle Zélande. Le plus commun est Aotearoa. La Nouvelle Zélande est composée de deux îles, l’Ile du Nord et l’Ile du Sud. Wellington, la capitale, se trouve juste entre les deux, au sud de l’Ile du Nord, face au détroit de Cook. Elle forme une baie que nous admirons depuis le Mont Victoria.

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Nous visitons ensuite gratuitement le musée Te Papa qui fourmille d’informations sur des thèmes aussi variés que la culture maorie, l’immigration, les tremblements de terre ou le Rainbow Warrior, ce navire que Greenpeace voulait opposer aux essais nucléaires français de Mururoa en 1985. Une explosion criminelle l’empêcha de rejoindre l’atoll et tua une personne. Les services secrets français furent impliqués, et aujourd’hui encore l’affaire est sensible pour les néo-zélandais. Un guide volontaire insiste en effet à plusieurs reprises pour que nous accordions un peu de temps à la partie du musée qui en rend compte. Il avoue finalement en vouloir à la génération de nos parents. Hélàs ! Sont-ils responsables de tous les faits et gestes de leurs élus ?

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Depuis le musée, nous longeons le quartier de Waterfront, entièrement gagné sur la mer, jusqu’à Post Office Square. Nous voulons absolument voir la cabine téléphonique France Telecom que l’artiste corse Elie Cristiani a installé en 2001. Lorsqu’on décroche le combiné, on peut entendre des sons enregistrés sur l’Ile de Beauté. Cette oeuvre comporte une seconde partie à Ajaccio où les habitants peuvent à leur tour entendre des bruits de Nouvelle Zélande. Une sacrée trouvaille ! Elle porte un nom : “De l’autre côté”. Un miroir placé au sol et un autre au plafond donnent l’illusion d’un tunnel qui traverserait la terre jusqu’en Corse.

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Nous sommes sinon peu séduits par l’architecture générale de la ville, ultra-moderne et sans aucune harmonie. C’est donc sans regret que nous prenons le ferry pour l’Ile du Sud le lendemain matin.

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Une fois de plus, la traversée est placée sous le signe de la Corse !

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Pour se moderniser, la compagnie Blue Bridge a en fait racheté un ferry qui faisait la liaison entre la Corse et la métropole !

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Il fait plutôt gris et frais, on ne s’attarde pas trop sur le pont.

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Dans la file de voitures prêtes à débarquer, nous avons une pensée émue pour la petite Rhiannon qui aura sans doute un joli cadeau de Noël cette année.

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A Picton, le temps s’améliore un peu en milieu d’après-midi. Nous avons juste le temps de faire une petite marche dans les Marlborough Sounds. Il s’agit d’un vaste réseau de vallées et de montagnes envahi par les eaux, suite à l’élévation générale du niveau de la mer et à l’affaissement progressif de cette partie de la plaque tectonique. Résultat, une dentelle de baies et d’îles se tisse sous nos yeux. Queen Charlotte Sound est l’un de ces bras de mer et réputé parmi les plus beaux.

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Nous nous aventurons sur la péninsule The Snout pour découvrir un panorama complet sur Queen Charlotte Sound.

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Le lendemain nous quittons Picton sous un ciel couvert. Une pluie battante nous empêche de nous arrêter à Nelson. Entre deux accalmies, Antoine photographie de nouvelles boîtes-aux-lettres. Nous arrivons dans le parc national d’Abel Tasman en début d’après-midi mais restons bloqués au “backpacker” jusqu’à 17h à cause de la pluie. Le backpacker est l’équivalent d’une auberge de jeunesse. On y choisit souvent les dortoirs par souci d’économie. La cuisine commune toute équipée permet de voyager léger tout en se mitonnant de bon petits plats. Il en existe de toute sorte, avec jacuzzi, piano dans la salle à manger, salle de billard, couettes chaudes et draps de bain douillets… Parfois on se croirait chez grand-mère. Mais là, c’est plutôt service minimum. Il y a l’essentiel.

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En fin d’après-midi on se risque dehors. Ce repos forcé nous fait du bien. Après quatre mois de voyage, on est un peu K.O. Sandrine entame une cure de magnésium et Antoine rêve d’un steak. Il y a longtemps qu’on a pas mangé de la viande rouge.

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On ne s’éloigne pas trop de notre repère car de gros nuages nous menacent toujours.

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Mercredi 7 décembre, le soleil a remplacé les intempéries de la veille. Nous marchons quatre heures dans le parc national d’Abel Tasman. Il porte le nom du premier Européen à avoir exploré le pays en 1642. Il se compose de plages au sable orangé et de forêts de fougères.

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Tout en marchant dans ce décor fabuleux, Sandrine parle de sa lecture des “Pérégrinations d’une paria” écrites par Flora Tristan (la grand-mère de Gauguin) après un voyage au Pérou au début du XIXe. C’est amusant de confronter notre propre expérience à celle d’une époque où le voyage en bateau de Bordeaux au Chili dure de longs mois.

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Antoine raconte à son tour la vie de Steve Jobs dont il est en train de lire la biographie. Ses débuts hippies nous fascinent. Nous marchons ainsi jusqu’à Stillwell Bay, soit 13 km aller-retour. On est plutôt fatigués à l’arrivée.

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Notre récompense se balance sur une branche de Phormium ou Lin de Nouvelle Zélande. Ce qu’on aime le plus en Nouvelle Zélande, c’est le chant du Tui cravate-frisée, cet oiseau de couleur bleu nuit, au jabot blanc et à la voix métallique. Il rappelle un peu le robot R2D2 de la Guerre des Etoiles. Il adore le nectar de cette plante et risque rien moins que l’état d’ivresse par sa consommation ! On vous laisse apprécier ses vocalises :
Le chant du Tui by autempsbeni

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