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Vers le Chili

Lundi 31 octobre – Départ aux aurores (4h30) après un maté de Coca pour nous préparer à la plus haute altitude du circuit : 5 000 m ! Mario nous fournit des couvertures pour la voiture. On est gelés.

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Il lui arrive de conduire porte ouverte quand il a le soleil de face ou trop de poussière sur la route. Normal.

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Nous arrivons au point culminant de ces 3 jours, les geysers Sol de Mañana. On peut s’approcher au plus près pendant que Mario replonge dans son moteur.

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Cette fois il a visiblement besoin d’un coup de main. Ca tombe bien, il y a plein d’autres groupes comme le nôtre tout autour.

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Comme tous les chauffeurs, il est propriétaire de son véhicule. C’est pour ça qu’il en prend tellement soin. Au moindre bruit inhabituel, il sort sa clef de 12. Il faut dire aussi que le 4×4 a 16 ans et que c’est sa troisième et dernière année dans le Salar et le Sud-Lipez. L’expérience de ce circuit dépend beaucoup de la personnalité du conducteur. On s’estime pas trop mal lotis. Apparemment d’autres ont eu des chauffeurs quasi muets.

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Nous regardons les fumées s’élever du sol bosselé dans le soleil matinal.

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Un geyser artificiel, moins chaud que ses voisins naturels, est installé à quelques pas. On peut passer la main au-dessus de ses vapeurs humides ou comme Antoine s’improviser karateka en le traversant.

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Les geysers naturels sont plus beaux et plus menaçants. Ils bouillonnent fort et dégagent une odeur de soufre.

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Nous faisons bien attention à ne pas glisser dans l’épaisse boue qui cerne les cratères. Aucune protection, aucune mise en garde n’apparaissent sur le site.

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Cela évite de le dénaturer mais un Allemand un peu téméraire se laisse prendre au jeu et manque de se brûler en tombant.

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Les geysers se font et se défont. On devine les anciens cratères sous des auréoles aplaties par le temps et l’on voit palpiter la terre où un prochain apparaîtra.

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Il fait vraiment très froid et malgré la proximité de ces sources de chaleur, nos pieds sont douloureux. Il nous faut du temps pour les réchauffer sous la couverture dans le 4×4.

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Antoine trouve un remède dans les sources thermales qui sont l’étape suivante. Sandrine n’arrive pas à se déshabiller.

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Elle se contente de rôder autour du bassin tel un requin et visualise ses proies : Antoine, les hollandais Lisa et Maarten, l’Israëlien Elad (son amie Shiran ne pourra pas non plus se résoudre à ôter ses vêtements), et deux français déjà croisés dans le car de Potosi à Uyuni, Chloé et Tony (à gauche sur la photo ci-dessus).

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Le cadre de la baignade est assez extraordinaire, mais pas le temps de se ramollir. “Vamos !” retentit à nouveau.

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C’est l’heure du petit-déjeuner. A part le maté bu au réveil, notre ventre est vide. On dirait que Mario a posé sur la table tout ce qu’il a oublié de nous présenter lors de nos précédents repas, parfois un peu légers. Yaourts, céréales, pâte à tartiner… et dire qu’on ignorait ces trésors !

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La route nous conduit à une dernière lagune, la Laguna Verde. Selon la force du vent, elle se teinte plus ou moins. S’il n’y a pas de vent, elle reste blanche comme le sel qu’elle recouvre.

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10h. Nous quittons le groupe à la frontière chilienne où un renard (zorro en espagnol) passe en toute impunité sous nos yeux. Après avoir fait tamponner nos passeports et payé un droit de sortie (dérisoire, encore fallait-il conserver quelques Bolivianos), nous prenons place à bord d’un minibus qui descend vers San Pedro de Atacama.

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