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Rendez-vous en Mélanésie

Dimanche 13 novembre – A l’aéroport de Los Angeles, nous avons une mauvaise surprise. Pour une raison technique que nous n’arrivons pas à comprendre, notre avion pour Auckland (Nouvelle-Zélande), ne peut pas décoller. Air New Zealand organise assez rapidement notre hébergement jusqu’au lendemain. Bonne surprise : nous descendons au Hilton ! Autant dire qu’on passe une bonne nuit avant de se gaver au petit-déjeuner et de buller dans notre lit king size. C’est aussi l’occasion de prendre un bain parfumé et relaxant.

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Le jour de notre atterrissage à Auckland, il n’y a malheureusement plus de vol pour la Nouvelle Calédonie. Nous rencontrons un couple franco-suisse fort sympathique qui se trouve dans le même cas que nous, François et Sabine. Même régime au Novotel, on se vautre dans le luxe. On a plus aucune idée du temps, ce qui nous permet de ne pas souffrir du décalage horaire une fois à Nouméa. Car on finit par atteindre notre destination le 17 novembre, après un départ de Buenos Aires le 11… Nous voyageons cette fois sur AirCalin, la fameuse compagnie des bisounours.

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Notre amie Lilith vient nous chercher à l’aéroport. De son pays d’origine, l’Arménie, elle a gardé la chaleur de l’accueil et nous régale de sa cuisine à la coriandre. On découvre un poulet plat sur une assiette, ça nous fait un drôle d’effet ! Elle l’a en fait désossé et farci. Hmm…

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Notre chambre sent bon les fleurs fraîches qu’elle a cueillies et joliment arrangées sur le lit. Bienvenus chez Lilith et Thierry ! Thierry, c’est le journaliste que Sandrine avait accompagné en Arménie en 2006. Lilith leur avait servi de guide et d’interprète. Aujourd’hui, ils fêtent leur quatrième anniversaire de mariage.

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Le lendemain, nous réglons quelques affaires : décaler notre départ de deux jours pour ne pas raccourcir notre séjour en Nouvelle Calédonie, essayer de récupérer un colis qu’on s’est fait envoyer de France et qui reste bloqué à la douane, retirer de l’argent… On croyait bêtement payer en euros mais ici, la monnaie locale est le franc pacifique !

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On a juste le temps de visiter le Centre Culturel Tjibaou, l’un des rares musées de Nouméa. C’est un lieu exceptionnel dédié à la culture kanak et réalisé par l’architecte Renzo Piano que nous connaissons pour sa collaboration avec Richard Rogers dans la conception du Centre Georges Pompidou. Il porte le nom de Jean-Marie Tjibaou, un homme politique kanak indépendantiste qui a participé à la signature des accords de Matignon en 1988. Nous n’en avons pas souvenir mais nos parents ont dû voter un referendum. La question posée était : «  Approuvez-vous le projet de loi soumis au peuple français par le Président de la République et portant dispositions statutaires et préparatoires à l’autodétermination de la Nouvelle-Calédonie en 1998 ? ». Résultat en 1998, de nouveaux accords sont signés, les accords de Nouméa, qui portent à 2014 la réponse à cette même question ! Procrastination.

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Ce musée n’en reste pas moins un bijou. Un petit film très instructif nous présente la démarche de Renzo Piano et sa rencontre avec le peuple kanak.

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Il s’est assez librement inspiré de la case pour présenter 10 modules en bois d’iroko reliés par une allée centrale. Ils constituent trois villages. Les kanaks ont d’abord été choqués par l’absence de toits sur ces prétendues cases mais ont finalement accepté la proposition de l’architecte.

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Le Centre se trouve sur une petite avancée bordée par la mer d’un côté et la mangrove de l’autre. La végétation qui l’entoure nous ravit. Pour respecter l’esprit kanak, l’entrée se fait par un chemin latéral dans la mangrove. Chez les kanaks, on entre pas de manière frontale par une porte. Nous suivons donc le circuit en cinq étapes : l’origine des êtres, la terre nourricière, la terre des ancêtres, le pays des esprits et la renaissance. Malgré les belles promesses de l’architecture et la qualité des oeuvres présentées, le musée est assez déceptif. Beaucoup de salles sont vides et la Case Mâlep est fermée. C’est pourtant elle qui est sensé rendre hommage à la vie et à l’oeuvre de Jean-Marie Tjibaou, la personnalité incontournable de cette institution. Dommage.

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Dans le parc, trois vraies cases sont présentées dans l’Aire Mwakaa, un espace coutumier typique des chefferies du Sud, des Iles et du Nord.

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On se dépêche pour aller admirer le soleil couchant sur la plage de l’Anse Vata.

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