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El lago Titicaca

Nous passons deux jours sur le lac Titicaca (prononcez Titirara) à plus de 3800m d’altitude. Nous avons choisi une excursion proposée par notre pension à Puno, El Manzano.

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Le bateau nous conduit d’abord sur l’une des 40 îles flottantes, baptisées Uros.

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Deux françaises nous avaient prévenus à Cusco, c’est une reconstitution artificielle d’un mode de vie qui n’existe plus malgré ce que l’on veut faire croire aux touristes. Nous sommes tout de même impressionnés par la base de chaque île, des mottes de terre découpés à deux mètres de la surface, attachés ensemble, amarrés solidement et recouverts de plusieurs couches de roseaux.

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Frais, ces même roseaux s’épluchent et se mangent comme des bananes.

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Nous poursuivons en bateau jusqu’à l’île d’Amantani ou nous passerons la nuit chez l’habitant.

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De nombreuses familles peuvent accueillir des touristes et la communauté fait en sorte qu’il y ait un roulement équitable. Nous suivons Victor qui sera notre hôte pour la nuit. Il marche un peu vite pour nous qui n’avons pas l’habitude, essoufflés par l’altitude. Il habite avec sa femme Isabel et sa fille de 14 ans Alicia, une petite maison proprette sans électricité, tout ce qu’il y a de plus simple. Après avoir déposé nos affaires dans la chambre qui nous est réservée, avec ses petits cœurs forgés aux fenêtres, nous rejoignons notre groupe pour l’ascension de l’île jusqu’au temple du soleil.

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Nous marcherons avec une pierre dans la main qui absorbera nos ondes négatives. Arrivés au temple, nous le contournerons par la droite et à trois reprises, pour notre santé, l’amour et la travail. Nous déposerons ensuite notre pierre sur le mur du temple ou les ondes négatives resteront. De là haut, nous pouvons voir la cordillère des Andes péruvienne et jusqu’a la cordillère royale en Bolivie. D’autres îles se dressent devant. On ne sait plus ce qui est lac, nuages ou cimes enneigées.

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Nous retournons diner dans notre famille, d’une soupe copieuse et d’un plat de riz aux légumes revenu sur le feu. La famille parle quechua dans son quotidien, nous on se contente de porter du quechua au quotidien… Avec notre petit niveau d’espagnol nous avons du mal à établir une vraie conversation. Nous apprenons quand même que Victor ne vend rien de ce qu’il cultive. Tout est destiné à la consommation de la famille. Il s’agit principalement de quinoa et de pommes de terre. Il y a ici plein de sortes de pommes de terre différentes qu’on ne retrouve pas en Europe. On découvre la Oca qui a la forme d’une carotte et se rapproche du topinambour par le gout.

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Apres le repas, Alicia vient nous habiller dans la chambre. Une tunique pour Sandrine, recouverte de deux jupes et par conséquent de deux ceintures bien serrées comme au temps des corsaires ! et une étole noire brodée de figures colorées.

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Un poncho pour Antoine, plus facile à enfiler ! Il est temps d’aller danser…

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Même avec une lampe frontale, il n’est pas facile de suivre le chemin empierré jusqu’a la salle des fêtes. Alicia est tout excitée, danse, vérifie que son jupon tombe bien sous la jupe, car il doit dépasser un peu mais pas trop, attrape une feuille d’eucalyptus qu’elle mastique, saisit Sandrine par le bras pour la faire tourner…

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Deux musiciens nous attendent. L’un joue de la flute de pan et d’une caisse claire, l’autre une sorte de mandoline. Alicia s’est cachée derrière la porte car ce sont deux garçons de son collège. D’autres touristes sont là comme nous déguisés et l’ambiance est un peu forcée. Après trois ou quatre danses de dix minutes chacune, on rentre se coucher sous un ciel étoilé comme on en a jamais vu.

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Le chemin nous parait long dans l’obscurité, sans distinguer vraiment ou poser le pied pour ne pas tomber.

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Nous dormons comme des bébés dans notre chambrette sous les lourdes couvertures d’alpaca (petit cousin du lama à poil long). Et à cinq heures du matin, le soleil est déjà haut dans le ciel. Nous déjeunons d’un pankeke, la version péruvienne du pancake. On en redemande.

Nous offrons à Alicia des chicle (chewing-gum), à Victor un couteau multifonction et à Isabel un flacon de produit vaisselle qu’elle embrasse avec joie croyant qu’il s‘agit…de shampoing ! A chaque remise de cadeau, nous avons droit à une poignée de main chaleureuse.

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Nous les quittons après une photo de famille pour l’île de Taquille. C’est là que notre guide se lance dans un brillant exposé.

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Le retour à Puno (3 heures) ressemble à une traversée en mer. On lézarde sur le pont, entourés de belges et de français, d’américains, d’australiens et d’italiens avec qui nous avons partagé un peu de nos impressions de voyageurs.

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