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Toujours à Mexico

Livrés à nous-mêmes, nous prenons un taxi “seguro” pour le centre ville. Ils sont beaucoup plus chers que les autres évidemment. Avec tous les saints qui voyagent à bord avec nous, on ne risque rien au moins.

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On commence par une visite facile, l’ascension de la Torre Latinoamericana. Construite en 1956, elle était alors le plus haut gratte-ciel d’Amérique du Sud à 183 m. C’est l’une des rares constructions à avoir résisté au tremblement de terre de 1985, encore très présent dans la mémoire collective.

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De là-haut nous avons un joli point de vue sur la ville gigantesque, les montagnes et les volcans alentours. On y ressent les effets de l’altitude, car Mexico est déjà à 2240 m.

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La tête nous tourne un peu. On apprécie particulièrement la vue sur le Palacio de Bellas Artes à nos pieds et sa façade art nouveau.

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La circulation est dense à côté, c’est le point noir à Mexico. Nous descendons les 44 étages de la tour pour entrer au Palacio de Bellas Artes. L’intérieur art déco est très imposant. On y est subjugué par une autre fresque de Diego Rivera : L’Homme contrôlant l’univers. Une première version de la fresque avait été réalisée en 1933 sur une commande de Rockefeller. L’Américain n’a pourtant pas hésité à détruire cette oeuvre comportant un portrait de Lénine. Pour se venger, Diego Rivera l’a inclus dans la nouvelle version prévue pour le Palacio de Bellas Artes en 1934. On y voit l’homme d’affaires aux côtés de prostituées, le virus de la Syphilis représenté au-dessus de sa tête (à gauche) !

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Autre bonheur dû au Palacio de Bellas Artes : l’exposition de Rafael Coronel, un artiste mexicain vivant dont la carrière a débuté dans les années 1960 et dont nous n’avions jamais rien vu. Autrement on s’en souviendrait. Explosion de la couleur, thèmes assez sombres, peintures proches du travail photographique. Une belle petite claque à laquelle on ne s’attendait pas et qui nous permet un autre regard sur le Mexique. Pour l’anecdote, il épousa la fille de Diego Rivera. Les photos étant interdites, nous avons volé un peu de son génie…

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Nous nous enfonçons davantage au coeur de la culture mexicaine en nous rendant ensuite au musée des Arts Populaires, autre petit bijou cher à notre coeur. DSCF4017 (resized)

Dans le patio, nous admirons le travail effectué à la main sur une vocho (la coccinelle) recouverte de perles de couleurs.

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Ce procédé est typique de la communauté Huichol qui désigne les indiens de Wixáritari. Nous y admirons aussi des arbres de vie en bois sculpté qui représentent toutes les étapes de l’existence, de la naissance à la mort en passant par le mariage.

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Nous découvrons encore de surprenantes créatures de papiers mâchés ou de bois de copal, les Alebrijes. Animaux imaginaires ou mythologiques, ils illuminent le musée de leurs couleurs vives. Même pas peur d’abord…

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