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Couchsurfing à Lima

Après avoir loupé le coche aux Etats-Unis, on se décide à tenter le couchsurfing à Lima. Joel (prononcez Yoel) a répondu positivement à notre demande d’hébergement. Il habite près de l’aéroport, ce qui tombe plutôt bien car nous arrivons relativement tard ce mardi 4 octobre dans la capitale péruvienne. Il nous a mis en garde sur son logement, une pièce unique qu’il nous faudra partager. “Talk to your wife Antoine, and tell me if it’s still ok”. On ne prévoit que deux nuits, cela ne nous dérange pas. Il propose de venir nous chercher à l’aéroport, ce qu’on trouve déjà très sympa.

Joel habite la ville d’El Callao (prononcez “el cayo”), le port de Lima, et comment dire, on sent tout de suite que c’est la banlieue.

Il partage en fait sa chambre avec un copain, ce qu’il ne nous avait pas dit. Nous sommes quatre personnes pour deux lits simples, on va se serrer. Il n’a pas de cuisine , juste un lavabo commun aux locataires de l’immeuble et un salle de bains sans eau chaude… spartiate !

Joel nous explique qu’il fait du couchsurfing depuis 7 ans et en effet ses murs sont couverts de messages de remerciement de ses invités. On parle de tout et de rien (c’est fous les progrès qu’on a fait en espagnol en une soirée). Il nous donne confiance.

Le lendemain, il nous met dans le bon colectivo pour le centre ville. Les minibus de 15 places défilents à toute allure, sans lui , on aurait pas su lequel prendre. Nous sommes directement immergés dans la vie locale. Les sièges sont défoncés, les portent jointent mal, mais ca roule. Une personne crie la destination, fait monter les passagers et encaisse le prix du billet, 1,5 nuevo sol, soit 30cts d’euro pour 30 minutes de trajet à vive allure dans un trafic dense. Joel nous confirmera plus tard que qui ne klaxonne pas, n’est pas Limeno. On s’est vraiment senti dans un pays pauvre.

Nous descendons sur les conseils de Joel, lorsque nous voyons un pont enjamber le Rio Rimac, une rivière bien tarrie à cette saison. Le Rimac, c’est aussi le quartier à éviter à Lima parait-il.

Sur la colline, on peut lire Peru, avec le “P” enroulé sur lui-même, la signature du pays. Nous les laissons derrière nous en traversant le pont et nous dirigeons vers le centre historique et la très agréable Plaza de Armas (le coup de coeur de Sandrine à Lima) avec ses balcons de bois imitant les moucharabieh orientaux d’où l’on peut voir sans être vu. DSCF6097-resized Au Pérou, la Plaza de Armas remplace le Zocalo mexicain. C’est la place centrale de chaque ville. DSCF6048-resized Nous avons juste le temps de commander un café avant d’assister à la relève quotidienne de la garde devant le du gouvernement, un vrai spectacle. DSCF6045-resized Nous avons tout le loisir d’observer le drapeau péruvien rouge et blanc avec une vigogne (animal sauvage plus fin que le lama), l’arbre de la quinine et une corne d’abondance. P1030199-resized Une vraie fanfare joue des airs plus ou moins connus, dont le Carmina Burana ! Etonnant pour une démonstration militaire de 45 minutes.

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