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Welcome home

Il est 11h en ce dimanche 28 août 2011. On est à l’aéroport de pour récupérer notre voiture de location. Nous manquons repartir à pieds car nous avons laissé en France nos permis de conduire français. On pensait qu’ils n’avaient aucune valeur ici, et puisqu’on avait spécialement fait faire un permis de conduire international à la Préfecture de Police de Paris, pourquoi s’encombrer ? Après quelques échanges et voyant nos mines dépitées, le manager accepte finalement de nous louer la voiture. Il nous met en garde sur le fait que la police américaine pourrait se montrer moins conciliante en cas de contrôle. La détention du seul permis de conduire international ne suffit pas. A bon entendeur. Annuler à cause de ça ? Impossible à concevoir.

Le programme de la journée est chargé.

On dort ce soir à dans le au Stardust Lodge, un dans lequel nous avons réservé une chambre par téléphone depuis la France en avril dernier.

Entre temps, nous devons nous approvisionner chez Walmart en eau (140 litres pour la semaine, douche et vaisselle comprises), en nourriture (7 petits-déjeuners et goûters, 14 repas) et en matériel de camping (tente, matelas, glacière, gaz).

On arrivera au motel à minuit moins dix, juste avant que Mamie se couche. Pour information, elle n’a pas trouvé trace de notre réservation téléphonique. Coup de chance, il reste une chambre.

Nous sommes surexcités et impatients de prendre la route pour le désert. Mais puisque nous sommes au Nevada, nous devons goûter à la coutume locale et nous rendre au Casino le plus proche (on a l’embarras du choix). Pour clore la soirée, on se fait un diner au Mel’s diner, celui du film American Graffiti.

Reno étant la dernière grande ville avant Burning Man, les parkings sont remplis de voitures, 4×4, camping-cars, (prononcez « Ar Vi » pour Recreational Vehicle) et autres voitures totems qui passent ici la nuit avant le grand départ.

Elles ne sont pas trop difficiles à repérer…

11h lundi 29 août 2011. C’est notre heure. Nous sommes prêts. Nous faisons le plein d’essence, un petit tour du pâté de maison pour se rendre compte qu’on était déjà dans la bonne direction et c’est parti. Sortie 48 direction , et Gerlach.

La route est magnifique, on se sent tout petits aux pieds des montagnes arides avec notre Chevrolet aux dimensions européennes.

Deux heures plus tard, un nuage de poussière s’élève à l’horizon. Un panneau indique bientôt « SPECIAL EVENT AHEAD » et nous sommes invités à quitter la route pour une piste qui traverse le désert.

Nous voilà dans une longue file d’attente. Chacun sort de son véhicule et y va de son commentaire, estime le temps qu’il faudra avant de pénétrer dans la ville éphémère (50 000 personnes sont attendues).

Finalement, ce sera quatre heures que nous n’aurons pas vu passer dans ce décor.

On se vernit les ongles, on essaie nos masques, on se prépare.
C’est en se retournant qu’on mesure le chemin parcouru.

Premier check-point : « Do you have your tickets ?

– No, we don’t.

– You go to Will Call. »

Pour les personnes ne résidant pas en Amérique du Nord, il faut retirer ses billets sur place.

Deuxième check-point : « Greeting Point »

« Is it your first time ?

– Yes, it is.

– Welcome home. »

On aime cette petite phrase simple qui fait chaud au cœur et qui nous sera souvent répétée au cours de la semaine : « Welcome home ». Elle n’a l’air de rien mais nous procure une sensation de bien-être chaque fois qu’elle est prononcée avec autant de sincérité.

La tradition veut que les néophytes, appelés , se roulent dans la poussière et fassent retentir un gong en criant le plus fort possible : « I’m no longer a virgin ! »

Nous avons accompli le rituel. «  ».