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Happy burn day to you

Décrire , ce n’est vraiment pas une mince affaire. Pour ceux qui ne l’ont pas vécu, on peut très vite avoir l’air complètement marginal ou obsédé. Ce n’est pas du tout le cas évidemment, pour nous comme pour tous les burners. On a même rencontré un Américain à Carson City, la capitale du Nevada, qui prétendait que des gangs effroyables se rendaient à , et que comme la sécurité n’était pas armée, nous devions y être en danger. Cela montre à quel point il ignore tout de cette communauté basée sur l’échange et le respect de l’autre.

Burning Man, c’est un événement concentré dans une ville éphémère, , avec son urbanisme : des artères en arc-de-cercle organisées par ordre alphabétique depuis la Playa jusqu’à l’extérieur, de « Anniversary » à « Liminal », et des rues en forme de rayons solaires, de 2 heures à 10h. Notre camp se trouvait par exemple sur Divorce à 5h. Il y a même un aéroport pour le staff.

Au centre du cercle, sur la Playa, le Man qui va brûler à la fin de la semaine, et dans son prolongement, plus à l’écart, le Temple. On vient s’y recueillir, écrire sur ses murs de bois un message aux personnes disparues. Lui aussi va brûler, après le Man, ce n’est qu’alors que Burning Man sera vraiment fini.

Au Temple, on peut aussi écouter une étrange musique, celles de cordes gigantesques tendues telles une harpe. Au son de cette mélodie, nous assistons à une impressionnante séance de yoga collectif.

A Burning Man, on peut faire tout et n’importe quoi. Manger une pâtisserie aux pommes si l’on danse devant la boulangerie improvisée, boire à l’oeil à bord d’un art car de pirates, assister à un spectacle burlesque, partager un bain de pieds au vinaigre pour neutraliser les effets de l’alcaline dans le sol, se faire tirer le portrait par un professionnel du noir et blanc ou participer à , la parade cycliste et féminine aux seins nus…

Sandrine attendait ce moment. Ce fut une expérience hallucinante. Acclamées comme des coureurs cyclistes par des centaines de personnes de part et d’autre de la voie, des centaines de femmes pédalent pendant une heure dans leurs extravagants costumes et maquillages. Elles entendent à chaque coup de pédale « You’re beautiful », « we love you » et sont chouchoutées par les spectateurs qui offrent à boire ou vaporisent de l’eau pour les rafraîchir quand ils ne tendent pas la main pour un « give me five ». Sandrine a eu comme un moment de gloire totalement décalé. Le moment qu’elle a préféré, c’est quand un jeune homme lui a fort gentiment demandé s’il pouvait la photographier, car personne n’a le droit de prendre une photo des participantes sans leur accord. Comme elle acceptait, il a juste placé ses deux mains devant son visage, cadré avec quatre doigts et fléchit un index pour produire un déclic imaginaire.

La nuit, Black Rock City change de visage. Les art cars sont rois, surtout ceux qui crachent du feu… Car c’est avec lui que tout finit et que la poussière retourne à la poussière.

On ne vous en dira pas plus car les images parlent d’elles-mêmes. Feuilletez notre album sur Flickr. En attendant les photos d’Antoine prises avec son appareil Lomo.