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De Big Sur à San Diego

Parce qu’elle longe au plus près la côte californienne, la Highway 1 est une succession de tableaux-paysages.

Les points de vue sur Big Sur sont particulièrement impressionnants.

Ici, en plus de la mer sauvage et des falaises abruptes, les habitants vivent cachés.

Grace à notre guide, nous empruntons la route de Palo Colorado où quelques maisons apparaissent derrière les arbres, parfois sur des pilotis, et nous donnent l’impression que seuls des aventuriers solitaires peuvent vivre ici, à l’abri de la lumière et loin de tout.

La route serpente sur plusieurs kilomètres en s’élevant.

A deux reprises, nous découvrons des îlots de boîtes-aux-lettres qui nous laissent deviner d’autres habitants aux logis mieux dissimulés.

Au bout de cette route, sur un petit sommet, un camping désert. Une urne recueille le paiement des honnêtes campeurs.

Nous avons encore de la route, nous poussons jusqu’à San Simeon ou nous retrouvons avec joie le confort d’un motel.

Le lendemain, nous faisons étape à Los Alamos, un village digne d’un western.

C’est là que Paul Mc Cartney et feu Michael Jackson (mon dieu qu’il était jeune et bronzé) ont tourné le clip de la chanson « Say say say » à l’Union Hotel en 1983. Le lieu vaut le coup d’oeil. C’est un ancien relais de diligence, en bois grisé par le temps… ça fleure bon son Lucky Luke.

Après ça, l’arrivée à Santa Barbara est en total décalage quoiqu’il subsiste quelques bâtiments en terre d’adobe.

Nous aimons tout de suite les avenues propres et aérées, avec leurs palmiers, et le rythme de la ville : tranquille. Ici on fait du jogging, du vélo, du roller, du skate (à part sur la jetée), on promène ses chiens…

A la grande déception d’Antoine, nous arriverons à Malibu à la tombée de la nuit.

Nous verrons de belles plages, mais sans doute pas « LA » plage mythique. Pris dans les embouteillages, ne sachant pas trop où dîner ni dormir, nous choisissons finalement un motel à Venice Beach. La vie au motel, décidément, on adore.

C’est confortable, on peut faire sa popote et c’est beaucoup plus détendu qu’un hotel. En plus il y a toujours une machine à glace que nous utilisons pour notre glacière achetée avant Burning Man.

Le lendemain, nous filons sur San Diego, où nous devons retrouver Nicky et Brent, rencontrés à Burning Man. Nous faisons quand même une petite halte à la plage de San Onofre où les surfeurs se donnent rendez vous.

Au moment de quitter le parking désert, nous avons une bien mauvaise surprise : le gardien qui nous a si gentiment salués quelques minutes plus tôt a bien soigneusement refermé les barrières derrière lui, avec une bonne dizaine de cadenas. On ne peut plus sortir la voiture ! Dépités, nous n’avons plus qu’à ouvrir la glacière et à manger cette délicieuse salade que nous avons préparée pour le déjeuner. On a choisi un bon point de vue sur la plage et apparemment l’emplacement est recherché. Nous expliquons notre situation à un type qui à l’air chez lui et qui nous donne effectivement une solution. En empruntant un chemin réservé aux piétons mais pratiquable en voiture, nous pouvons reprendre la route et gagner San Diego comme prévu.

Nicky et Brent nous attendent dans le quartier gay de Hillcrest où, surprise, ils nous confient les clés du studio de Nicky avant de nous quitter. 

Nous allons nous aérer au Balboa Park, où se trouvent les principaux musées de la ville dans un écrin de verdure de 490 hectares. Les bâtiments sont « churrigueresques », un nouveau mot que nous apprendrons au Mexique pour désigner le baroque espagnol.

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