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Au musée

Nous avons visité trois musées à New York, en commençant par le (Metropolitan of Arts), comparable à notre musée du Louvre puisqu’il couvre toutes les périodes de l’histoire humaine. Etant donné l’ampleur du site, nous avons choisi de visiter principalement deux parties : l’aile américaine et l’art moderne.

Pour parvenir à l’aile américaine, nous avons traversé les salles égyptiennes et nous avons été frappés par la reconstitution du temple de Dendur sous la verrière qui donne sur Central Park. Les Américains ont l’art de la mise en scène, il n’y a pas de doute. Ils tendent au spectaculaire. C’était un peu comme si on y était, avec la pièce d’eau, les papyrus et les gardiens du temple. On est surpris par la manque de respect de certaines personnes pour les statues, sous prétexte d’y faire une photo unique de plus pour le disque dur.

On a aussi ressenti ce goût du sensationnel dans l’aile américaine qui présente des pièces d’arts décoratifs et des restitutions d’intérieurs américains du XVIIIe. Ce sont de vrais décors de cinéma. Chaque meuble, chaque boiserie, chaque détail est impeccable.

Même impression quand on rejoint la section art moderne : il nous faut traverser les salles médiévales et on se retrouve face à une grille d’église monumentale s’étirant du sol au plafond (à vue de nez 6 mètres de hauteur).

On se régale de Chagall, de Paul Klee, de Balthus, Soutine et autres artistes européens (clins d’oeil à Henry Moore et Auguste Rodin côté sculpture). Mais surtout on s’immerge dans la peinture américaine avec Georgia O’Keeffe, Edward Hopper, de vastes toiles de Pollock, Rothko, Warhol et Chuck Close pour ne citer qu’eux.

Edward Hopper

Chuck Close

On sort ravis, vraiment ravis. Ça nous a quand même coûté 30 dollars car si en principe l’entrée est une libre participation, il est tout de même recommandé de verser 20 dollars par personne. Ça les vaut.

Nous au MET

Au (Museum of Modern Art), on décide de profiter du vendredi après-midi où le musée ouvre ses portes gratuitement. Il y a foule mais l’organisation est incroyable, à l’extérieur comme à l’entrée des vestiaires, un personnel énergique régule le flux. On fait la queue depuis l’angle du block avec pas moins de 250 personnes devant nous et on est dans le musée en 10 minutes. On est un peu bousculé tout de même et désarmé par la profusion des œuvres. On croyait s’être limité en choisissant architecture, design et photo. Les collections sont impressionnantes. Pour finir on est copieusement arrosés en sortant du musée. Un vendeur de parapluies saisit l’occasion pour écouler son stock. Il fait très lourd à New York cette semaine et plusieurs orages n’ont pas réussi à rafraîchir l’atmosphère.

« Last but not least », Le . Nous le découvrons samedi entre 17h45 et 19h15 où l’entrée est libre. Entendez une fois de plus que c’est gratuit mais que c’est mieux si vous donnez quelque chose. Nous prenons directement l’ascenseur jusqu’au cinquième étage pour suivre le parcours de visite tel qu’il a été imaginé par l’architecte de génie Frank Lloyd Wright. Inauguré en 1959, le bâtiment apparaît aujourd’hui encore d’une incroyable modernité. A 28 mètres de hauteur, sous la célèbre verrière, nous entamons une véritable expérience.

Comment vous dire à la fois le vertige de Sandrine qui tient fermement la main d’Antoine et son admiration pour cette présentation insolite en spirale et en pente douce ? Il faut dire que le parapet nous arrive à peine à la taille. Le blanc des murs et de la rampe est éclatant, les œuvres brillantes. L’exposition temporaire est consacrée à l’artiste coréen Lee Hufan que l’on découvre avec curiosité et étonnement. On reste coi dans la salle des Kandinsky (le musée en possède plus de 200), bouche bée devant deux superbes Picasso jamais vus auparavant (Une femme repassant et Fernande à la mantille noire) et saisi dans l’installation de Hans-Peter Feldmann, une salle dont les murs sont entièrement couverts de billets de un dollar. Il y en a 100 000.

A la sortie du musée, Antoine mitraille le lieu. Il s’inspire des cartes postales du musée et des nombreux produits dérivés que nous n’emporterons pas dans notre sac-à-dos.

Made @3000 pieds au dessus des Etats-Unis – vol de NY à SF